|
Notes de lecture PORTUGAIS O texto de Christiane Lacôte
: "O Inconsciente é uma noção ultrapassada ?" suscitou-me
uma questão muito em voga atualmente na psicanálise e nas ciências
humanas, no Brasil : a Subjetividade Contemporânea. Que sociólogos,
antropólogos, e até psicólogos venham pensando esta questão,
parece fazer sentido, pois na cientificidade de suas teorias, é importante
fazer recortes, dentro da historicidade da sociedade contemporânea, e principalmente
no contexto atual de final de século. Mas, e os psicanalistas, o que vêm
fazendo a respeito ? Penso haver aí uma "confusão de sujeitos":
o sujeito da psicanálise ( refiro-me aqui ao sujeito enquanto uma construção
de Lacan, a partir da sua leitura de Freud ) é marcado por uma atemporalidade,
assim como o inconsciente, de onde este emerge. Ele é também, desde
sempre, um sujeito barrado. O sintoma, este sim, é contemporâneo,
ou melhor, a forma que o inconsciente se encontra para se expressar, passa pela
contemporaneidade. As histéricas de Freud já "sabiam"
disto, e só se fizeram ouvir quando apresentaram quadros completamente
atípicos e enigmáticos - assim como o fazem hoje, onde já
não precisam mais causar uma paralisia na perna, por exemplo, para serem
escutadas. Os sintomas agora são outros, mas são sobredeterminados
pelos mesmos acontecimentos psíquicos de outrora, provenientes do inconsciente.
O que tenho observado é justamente o esquecimento disto - do que há
de fundamental na prática e na teoria - em prol de tentar dar conta de
responder rapidamente a uma demanda de conhecimento, característica da
sociedade atual, onde o progresso científico avança a largos passos.
Para o trabalho psicanalítico não há atalhos, mas parece
que, pela busca do prazer da obtenção de reconhecimento, os analistas
andam um pouco esquecidos disto. Vemos então novas construções,
ditas psicanalíticas, que só fazem sair da direção
desta. A psicanálise é um constante trabalho de construção
e desconstrução, mas há algo de constante, que Freud aponta
desde os primórdios em sua obra, que não tem como ser modificado,
uma vez que é o que indica sua direção e sua ética.
O inconsciente e a forma como ele se faz representar, suas formações,
não são transitórios. Esta desconstrução -
assim como a do sujeito - para a criação de algo novo significam
uma nova teoria, uma outra coisa que não a psicanálise. Lacan
ressalta a importância de se ler e reler Freud, em um período onde,
após a morte do criador da psicanálise, acontecia uma enorme produção
de textos psicanalíticos por seus discípulos. Era, então,
muito tentador abandonar os textos originais, para se ler o que de inovador se
criava na teoria. Mas, este resolve recorrer aos textos iniciais, apostando na
atualidade de suas idéias. Com sua leitura, Lacan consegue mostrar o que
há de extremamente inovador e nada ultrapassado nos textos de Freud. Não
deixa de construir também a sua teoria, mas não a faz ao invés
de Freud e sim a partir deste. FRANÇAIS Le texte de Christiane
Lacôte - "L'inconscient est-il une notion dépassée? -
m'a éveillé une question qui est actuellement à l'ordre du
jour dans la psychanalyse et dans les sciences humaines, au Brésil: la
subjectivité contemporaine. Que sociologues, anthropologues, voire psychologues
soient en train de penser cette question, ça va, ça semble avoir
un sens, pour autant que, dans la scientificité de leurs théories,
il est important de faire des coupures, à l'intérieur de l'historicité
de la société contemporaine, er surtout dans le contexte actuel,
de fin de siècle. Mais, les psychanalystes, que font-ils là-dessus?
Je pense y avoir une "confusion de sujets": le sujet de la psychanalyse
(je me réfère ici au sujet en tant qu'une construction de Lacan,
à partir de sa lecture de Freud) est frappé d'une atemporalité,
ainsi que l'inconscient, d'où il émerge. Il est aussi, depuis toujours,
un sujet barré. Le symptôme, lui, il est contemporain, ou mieux,
le moyen dont l'inconscient se sert pour s'exprimer, est traversé par la
contemporainété. Les hystériques de Freud le "savaient"
dejà, et elles ne se sont faites entendre qu'au moment où elles
ont pu présenter des cadres tout à fait atypiques et énigmatiques
- tel comme elles font aujourd'hui, quand elles n'ont plus besoin de produire
une paralisie à la jambe, par exemple, pour se faire entendre. Les symptômes
d'aujourd'hui sont autres, mais surdeterminés par les mêmes événements
psychiques qu'auparavant, provenants de l'inconscient. Ce que souvent j'observe
c'est justement l'oubli de ceci - de ce qu'il y a de fondamental dans la pratique
et dans la théorie - en profit de l'essai de rendre compte trop vite d'une
demande de connaissance, caractéristique de la société actuelle,
où le progrès scientifique avance . Il y a pas des sentiers pour
le travail analytique, mais il semble que, à la recherche du plaisir d'obtenir
la reconnaissance, les analystes s'en oublient. Nous voyons donc de nouvelles
constructions, soi-disant psychanalytiques, qui ne font que s'écarter de
la direction analytique. La psychanalyse est un travail permanent de construction
et de déconstruction, mais il y a quelque chose de constant, qui n'a pas
à être modifiée, puisque c'est ce qui indique sa direction
et son éthique. L'inconscient et la façon dont il se fait representer,
ses formations, ne sont pas transitoires. Cette déconstruction, tout comme
celle du sujet, pour la création du nouveau signifient une nouvelle théorie,
une autre chose que la psychanalyse. Lacan souligne l'importance de lire et
de relire Freud, à une époque où, après la mort du
créateur de la psychanalyse, on assistait à une énorme production
de textes psychanalytiques par ses disciples. Il était, alors, très
facile tomber dans la tentation de quitter les textes originels, dans le but de
lire ce que de nouveau on créait dans la théorie. Mais Lacan se
met à retoruner aux textes initiels, tout en pariant à l'actualité
de ses idées. De par sa lecture, Lacan réussit à démontrer
ce qu'il y a d'extrêmement nouveau et d'aucunement dépassé
dans les textes de Freud. S'il ne se prive pas de faire, lui aussi, sa propre
théorie, il ne le fait pas à la place de Freud, mais à partir
de celui-ci. Traduction : Luciano da Fonseca Elia
lecture de VERONICA
PEREIRA SCHWARTZ Commentaire de lecteur du texte de Christiane
Lacôte. Ch.L. met en garde les analystes de bien prendre en
compte que la lecture des concepts de Freud et de Lacan n'est pas, comme celle
que font les enfants, une simple reconnaissance des signes. La familiarité
avec leurs textes, et l'enthousiasme qui va avec, peuvent faire croire que pour
eux, cela coulait de source, et c'est bien le contraire qui est vrai. Pour
Freud et Lacan chaque concept était une réinscription de l'Inconscient,
une réfondation. Et l'auteur nous renvoie à son dernier livre "L'Inconscient",
où elle montre les difficultés de transmission de la psychanalyse,
car le désir humain n'est pas orienté vers le bien, mais vers la
mort. lecture de HECTOR YANKELEVICH L'auteur
met en question certaines lectures des textes psychanalytiques fondateurs, qui
ne sont plus soutenus par l'énonciation vivante de leurs auteurs, surtout
de celle qui considère les trouvailles de Freud et de Lacan comme des repères
familiers qui définissent un territoire dont on se rendrait facilement
propriétaire. Une lecture qui se borne à identifier ces repères
n'est qu'une manière d'anesthésier ce que l'inconscient ouvre. C'est
ce qui se passe avec la pulsion de mort, rejetée par quelques disciples
de Freud, et que pourtant établit une véritable réfondation
du concept d'inconscient et rend possible la lecture de certains concepts lacaniens
(tels que l'Autre et la jouissance) à partir de ce qui a pu en déterminer
l'invention: points de butée clinique et difficultés d'une transmission
de la psychanalyse. Cette proposition n'est pas nouvelle et l'auteur ne la
développe point au-delà de son énonciation. lecture
de SILVIA TUBER | |