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Notes de lecture María José Carvalho construye su trabajo sobre lo que considera
la captura del sujeto en el Goce del Otro.
Utiliza como metáfora un hilo conductor que lleva a establecer,
según sus articulaciones, la singularidad del "Hombre de los
lobos", su posición subjetiva.
Ubica como traumática la entrada del significante para cada sujeto.
Esta entrada, para el "Hombre de los lobos", la define en la
visión de este niño de la " escena primaria "que
no puede ser traducida en palabras .Congelamiento de la escena y de las
sensaciones. Es así como, dice, en este punto el sujeto queda atrapado
como "ojo en la escena"; núcleo de lo traumático
que insiste, repercutiendo, escribe, en una doble identificación
con el padre y con la madre.
Considera la autora que la "postura" de los padres durante la
escena, seguirá determinando a Sergei, (el hombre de los lobos),
su goce en relación al deseo sexual.(No explicita donde ella ubica
lo que llama goce del Otro).
Cita el sueño de los lobos y considera que desde este sueño,
el famoso paciente de Freud comienza a resignificar la escena que había
presenciado.
Analiza el sueño en su faz fantasmática y ubica aquí
al sujeto fascinado, hechizado por lo que ve, entrelazado en su propia
excitación, dice, en su propio goce ( sin especificar de que goce
se trata). Y el sujeto es pura erección en esta toma que lo hace
falo, lo deja rígido, lo arboriza. Lo hace catatónico.
En presencia de esta escena, el sujeto, dice, se hace lobo mirando. La
autora relaciona los juegos infantiles del hombre de los lobos con su
hermana y ubica lo siniestro ( heimlich /unheimlich) como causa de la
angustia que es de castración.
En esta noche, dice, lo que se le abre súbitamente es lo que él
es en el fantasma fundamental, $ corte de a. Los a son los lobos.Sujeto
fascinado por la mirada de estos lobos, la mirada fascinada de los lobos
es el propio sujeto. Los números en cuestión,( de los lobos)apuntan,
dice, para el objeto a, que mientras marca la temporalidad del Inconsciente,
es numérico y no se alcanza por metáforas y metonimias.
La propia escena de la que se trata está velada. De lo que no emerge
más que esta V en las alas de mariposa, las piernas abiertas de
su madre, etc.
Esa V, articula la autora, puede entrar como número a menudo haciendo
equivalentes los significantes y organizando el tiempo con características
de frecuencia. Sin embargo, dice, si los significantes son equivalentes
no hay separación significante, no hay intervención del
tiempo, no hay emergencia del sujeto del Inconsciente. Tampoco hay caída
del objeto por lo cual no hay posibilidad de nombramiento. El tiempo se
vuelve infinito porque no hay comienzo que nombre. Centra en esto la autora,
las dificultades que encontró el sujeto en su análisis,
en términos de su constitución por el significante, puesto
que no cambió su posición en relación a su goce,
mantuvo la posición de abolir simbólicamente la castración.
A continuación, la autora articula 2 citas una es del S. IX de
Lacan, en relación a la constitución del sujeto y el deseo
del Otro . Y la otra de Isabel Martins Considera
Como el sujeto se constituye en relación a aquello que lo causa.
lecture de SUSANA GASS, Mayéutica, Institución Psicoanalítica
Un fil pour tisser. Un fil qui tisse, produit par le contexte. Un fil
rare et unique, dont le bout a un moment d'apparition et continue à
se développer, nourri par le contexte.
Le bout du fil surgit pour les êtres parlants (parlêtres)
dans un moment exact, qui coïncide avec l'entrée traumatique
du signifiant pour chaque sujet. Cette entrée traumatique a ses
singularités, selon le contexte du sujet, selon son histoire.
Je reprendrai la singularité de Serguei Constantinovich Pankejeff,
par ce que j'ai pu extraire du travail de Sigmund Freud, avec la relecture
de Jacques Lacan, sur les points que je passe à focaliser.
Encore en bas âge (six mois - un an et demi), Serguei assiste à
la copulation a tergo de ses parents. La vision de l'enfant devant cette
"scène primaire" ne peut pas être traduite par
des mots. L'observateur - statique, l'oeil sur la scène, en focalisant
les organes génitaux - est pris par des sensations. Et, tout de
suite après, la congélation de la scène et des sensations.
L'enfant, affecté par ce qu'il voit, capturé dans cette
scène, demeure avec une marque primitive, qui, par l'effet du refoulement,
devient le noyau du traumatique, qui insiste ou qui cherche une signification
a posteriori.
Cette scène du coït du couple parental a répercuté
sur ce garçon, dans une double identification : pas seulement une
identification avec le père, mais aussi une identification avec
la mère. La posture de ses parents, au cours de la scène,
se poursuivra en déterminant, pour toute sa vie, sa jouissance
par rapport au désir sexuel.
En 1910, quand Serguei cherche Freud, une des questions, pour Freud, consistait
à élucider la nature du trauma. Les évidences cliniques
montraient dans le trauma une ambiguïté, puisque le côté
fantasmatique est beaucoup plus important que celui de l'événement,
bien que la reconstruction de l'histoire, dans sa singularité,
soit essentielle, parce qu'elle va permettre de définir ce qui
compte pour le sujet.
À l'âge de quatre ans, Serguei a eu un rêve de loups
et, à partir de ce rêve, il commence à "re-signifier
" la scène qu'il avait assistée (à six mois
- un an et demi). L'importance de ce rêve est si grande qu'il intitule
cette analyse: "L'Homme aux Loups".
Que montre ce rêve ? La fenêtre s'ouvre, brusquement, en formant
un tableau, un arbre surgit, cinq loups distribués sur ses branches.
Depuis petit il voyait des images de loups sur les gravures surtout quand
sa sur voulait lui faire peur. Quelque chose de familier/étrange
(heimlich/unheimlich) lui provoque de l'angoisse, angoisse de castration.
C'est sur le champ de l'il qui se présente la première
rencontre avec la présence phallique, c'est-à-dire, ce qu'on
appelle la "scène primaire". Le phallus est présent,
visible sous la forme du fonctionnement du pénis. Dans l'évocation
à la réalité de la forme fantasmatique de la scène
primaire, ce qui choque est toujours quelque ambiguïté qui
concerne cette présence
phallique.
Les loups sur l'arbre regardent le sujet fixement, dans cette réflexion,
que l'image supporte, d'une catatonie. Catatonie qui n'est autre chose
que celle même du sujet, de l'enfant ensorcelé, fasciné
par ce qu'il voit, paralysé par cette fascination, entrelacé
dans sa propre excitation, dans sa propre jouissance. Dans cette jouissance,
qui dépasse toute observation possible, de la part du sujet, le
sujet n'est plus rien qu'érection, dans ce saisissement qui le
fait phallus, le laisse rigide, le rend arbre.
Étant présent à cette scène, le sujet se fait
loup, en regardant, et se fait aussi cinq loups, en regardant. Cette nuit,
ce que se lui ouvre subitement c'est le retour de ce qu'il est, essentiellement,
du fantasme fondamental.
La scène même dont il s'agit est voilée. De ce qu'on
voit il n'émerge plus que ce V, sur les ailes de papillon nocturne,
les jambes ouvertes de sa mère, ou le V romain de l'heure de l'horloge,
les cinq heures de l'été chaud, l'heure où il semble
s'être passée la rencontre du sujet avec le traumatique du
langage, en tant que réalité sexuelle de l'inconscient.
Ce V peut entrer comme chiffre, comme fréquence, rendant les signifiants
équivalents et en organisant le temps avec un caractère
de fréquence.
Cependant, si les signifiants sont équivalents, il n'y a pas de
séparation signifiante, il n'y a pas d'intervention du temps entre
S1 et S2 et, sans intervention du temps, il n'y a pas d'émergence
du sujet de l'inconscient. Il n'y a pas non plus de chute de l'objet et,
puisqu'il n'y en a pas, il n'y a pas de possibilité de nomination.
Le temps devient infini parce qu'il n'y a pas de commencement qui nomme.
Il y a un temps sans commencement, une fréquence: difficulté
que ce sujet a trouvée dans son analyse, en ce qui concerne sa
constitution par le signifiant, puisque sa position n'a pas changé
par rapport à la jouissance, il a tenu la position d'abolir symboliquement
la castration.
De la scène, l'important c'est ce qu'on voit dans son fantasme
c'est vraiment le $, en tant que coupure de l'a: a ce sont des loups.
Ce n'est pas seulement que le sujet soit fasciné par le regard
de ces loups sur l'arbre, c'est que le regard fasciné des loups
c'est le sujet lui-même. Les chiffres en question - six, sept loups,
sur le dessin, cinq, le sujet qui se fait loup, en regardant, et aussi
cinq loups, en regardant - pointent vers l'objet a que, tandis qu'il marque
la temporalité inaugurale de l'inconscient, il est numérique,
on ne l'atteint pas par des métaphores et des métonymies.
Dans le séminaire "L'Identification", Jacques Lacan affirme
que "La fonction de cet objet est liée à la relation
par où le sujet se constitue, dans son rapport à la place
de l'Autre, avec "A" majuscule, qui constitue le lieu où
s'ordonne la réalité du signifiant. Et dans le point sur
lequel toute signifiance manque, s'abolit, dans ce point nodal appelé
le désir de l'Autre, dans le point appelé phallique, du
moment où il signifie l'abolition, en tant que telle, de toute
signifiance, c'est que l'objet a, objet de la castration, vient prendre
sa place."
Ce rêve est central dans l'analyse de "L'homme aux Loups"
et il s'est passé avant son quatrième anniversaire. Il acquiert
toute sa valeur du fait de se répéter plusieurs fois au
cours de son enfance. La "scène primitive" est reconstruite
à travers les entrecroisements signifiants, qui apparaissent au
cours de l'analyse.
Il est opportun, pour finir, la citation d'Isabel Martins Considera, dans
"De quoi s'agit-il une Analyse": "Le sujet de l'inconscient
ne se constitue que quand il se divise par rapport à cela même
qui le provoque, une fois que cela même qui détermine son
désir lui échappe. Il lui échappe sa détermination
dans le champ du langage, dans le champ de l'Autre, il lui échappe
combien il est affecté, en tant qu'être parlant (parlêtre).
Pour cela, il a besoin de se constituer dans une analyse".
Indubitablement, ce texte relève de la section 1 : L'inconscient
en tant que sexuel ; du moins, est-ce l'option que je soutiens dans la
mesure où l'auteur ne se prononce pas sur ce point.
L'auteur aborde ce temps de " l'entrée traumatique du signifiant
pour chaque sujet ". Entrée traumatique qui répond
aux singularités de chaque sujet " selon le contexte du sujet,
selon son histoire ". Pour ce faire l'auteur reprend le travail de
Freud concernant l'analyse de l'homme aux loups avec la relecture qu'en
a fait Lacan. Je ne reprendrai pas les différents points sur lesquels
l'auteur focalise son exposé (aussi pertinents soient-ils, on peut
aisément les reprendre dans le fil du texte) pour en arriver à
la notion de scène originaire / primitive sur laquelle l'auteur
ouvre et conclue son propos.
Soit ce chemin qui nous mène de la scène originaire (cena
primaria), soit l' entrée traumatique du signifiant pour chaque
sujet, à la reconstruction par l'analyse de cette scène
originaire en scène primitive (cena primitiva)
laquelle est, si nous suivons l'auteur, constitutive du sujet de l'
inconscient.
" Le sujet de l'inconscient ne se constitue que quand il se divise
par
rapport à cela même qui le provoque, une fois que cela même
qui détermine
son désir lui échappe. Il lui échappe sa détermination
dans le champ du
langage, dans le champ de l'Autre, il lui échappe combien il est
affecté, en
tant qu'être parlant (parlêtre). Pour cela, il a besoin de
se constituer
dans une analyse " (Isabel Martins Considera, De quoi s'agit-il une
Analyse)
Avant cela il n'y a que le traumatisme de la scène originaire,
pure "
fascination du sujet sur le point de sa capture dans la jouissance de
l'
Autre ".
En effet, comme le dit l'auteur " si les signifiants sont équivalents,
il n'
y a pas de séparation signifiante, il n'y a pas d'intervention
du temps
entre S1 et S2 et, sans intervention du temps, il n'y a pas d'émergence
du
sujet de l'inconscient ".
Pour le dire autrement, la différence entre scène originaire
et scène
primitive tient à la barre qui vient diviser le sujet.
Le signifiant est ce qui représente le sujet pour un autre signifiant
au
prix de cette barre qui le constitue comme sujet de l'inconscient.
Tel est le trajet de l'analyse.
L'hypothèse est séduisante et on ne peut que regretter qu'une
vignette
clinique ne vienne en rendre compte plutôt que la reprise de l'analyse
de l'
homme aux loups qui, il faut bien le dire, s'y prête fort mal.
En effet, à reprendre les points saillants de la relecture de Lacan
de l'
essai de Freud, on ne peut que souligner ses propos lorsqu'il nous dit
que
" la fixation anticipée d'un terme [à l'analyse], première
forme d'
intervention active, inaugurée [
] par Freud lui-même,
[
] laissera toujours
le sujet dans l'aliénation de sa vérité " (Écrits,
Paris : éd. du Seuil,
1966,p. 311), sans parler de ce terme de Verwerfung que Lacan extrait
du
texte freudien et que l'on a coutume de traduire par forclusion, laquelle
forclusion désigne le champ de la psychose : " Eine Verdrängung
ist etwas
anderes als eine Verwerfung " (Sigmund FREUD. Cinq psychanalyses.
Paris :
PUF,1993, p. 389, G. W., XII, p. 117 ; cf. Écrits, p. 387).
Différents points qui viennent contrarier des propos quelque peu
idéalistes - en tant que ce terme relève du champ de la
névrose : passer de
l'originaire au primitif, pour heureuse que soit la formule, ne dit rien
de
ce travail qui va du traumatique au fantasme.
Au-delà de ces remarques, je m'interroge sur ce qui se transmet
de la
lecture de la relecture de Lacan de Freud, sur ce que ce parcours implique
sans parler des difficultés inhérentes à la traduction.
Difficultés dont
Lacan s'est saisi d'emblée à propos du texte freudien, plus
qu'une
redécouverte c'est bien à un retour au sens de Freud (aux
textes freudiens)
qu'il fait consister le sens d'un retour à Freud (Écrits,
p. 405). Retour
auquel nous sommes toujours et encore conviés. Façon de
dire, aussi, que ce
texte m'a amené à relire l'essai de Freud ainsi que les
commentaires de
Lacan.
lecture de JEAN-LOUIS HENRION
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