LA LOGIQUE DE LA DISPARITÉ SUBJECTIVE MOURAO Arlete Les avancées lacaniennes de l'inconscient freudien nous permettent de considérer une outre logique concernant le lien social qui n'est pas celle de la Massenpsychologie. Par rapport du lien social entre analystes, on peut se demander quelles sont les implications d'une telle logique pour la transmission de la psychanalyse ? Ma thèse est que cette logique peut être pensée aux termes d'une disparité subjective qui est issue de la propre logique de l'inconscient - l'inconscient estructuré comme langage. Cette perspective met en sceène, tant dans le lien social que dans la transmission, la dimension du transfert.Cependant, il s'agit ici du transfert pris dans sa nature spécifique d'ouverture de l'inconscient, qui est celle du transfert récupéré pareédimensionamente lacanienne de l'inconscient en fonction du langage. Cette reévaluation, en mettant l'inconscient dans le champs du discours, fait que le transfert ne soit plus exclusivement une condition de relation entre l'analyste et le patient (fermeture de l'inconscient) et passe à être considéré aussi dans sa spécificité plus primitive, c'est à dire, celle de l'entstellung (transposition entre signifiants, rapportée par Freud) ou encore, l'apparition de la division du sujet. Il s'agit donc d'un transfert qui en lui même, fait objection à l'intersubjectivité. Une logique de disparité subjective est aussi mise en evidence à partir d'une autre perspective delimitée par l'acception de l'inconscient structuré comme langage, qui celle de la non existence du rapport sexuel. Ici, ce qu l'on introduit aussi bien dans les liens que dans la transmission c'est la dimension dialectique d'impossibilité et/ou d'inexistence. La pertinence de présenter les questions du lien social et de
la transmission sous l'optique du transfert et de la non-existence - qui,
mettent en eévidence le registre de la disparité subjective
- est celle de pouvoir les opposer à la dimension des identifications. L'on peut se référer, à ce sujet, à ce que Lacan affirme au Séminaire livre XI : " C'est por autant que le désir de l'analyst, que reste un x, tend dans le sens exactement contraire à l'identificacion, que le franchissement du plan de l'identification este possible, par l'interméediare de la separation du sujet dans l'expérience. L'expérience du sujet est ainsi ramenée au plan où peut se présentifier, de la realité de l'inconscient, la pulsion "(Sem XI, Les quatre conepcts fondamentaux de la psychanalyse. Paris : Seul, 1973, p.305). Cet extrait peut être lu dans deux perspectives :
La deuxième lecture considére que si l'identification est ancrée dans le champ de la demande, l'présentification de la pulsion fait appel au désir, dont l'objet-cause n'est plus relié à l'Autre. L'Autre du désir subsiste alors exclusivement par l'alterité des signifiants, defilé dans lesquels s'ancre la pulsion. Ainsi, l'économie du désir est marquée par un rapport de transfert à la parole (à l'Autre de la parole), c'est-à-dire, la référence - non pas l'identification -, se fait avec l'Autre du signifiant (l'Autre que, en soi, ex-siste), et non plus avec les signifiants de l'Autre : pris ici comme un Autre existant, incarné. Ces deux lectures, au-delà de nous permettre de considérer l'expérience comme une expérience de parcours de transfert, en délimitant une implication logique en deéhors du champs des identifications, c'est-à-dire, une logique de disparité subjective, qui serait la version 'subjectivisée' de la logique du signifiant, nous aident donc à avancer un peu plus dans la compréhension de l'éthique qui régit nos liens sociaux et la transmission de la psychanalyse. Une telle éthique ne peut se rapporter qu'aux implications et incidences de la destitution subjective dans ces mouvements d'extension. En d'autre termes, il s'agit de apréhender quels sont les effets de ce sujet "séparé dans l'expérience''. Vu que de tels effets se réfèrent à un savoir que glisse sans cesse sous les signifiants, l'on peut dire qu'ils convoquent, de maière inévitable, à des l'in-ter-locution. Régit par une logique de disparité subjective, la spécificitéde ses in-ter-locutions est celle de s'établir sur un type de lien social où ce qui se réunit, ce sont les différences mêmes, ce qui les place inexorablement dans la catégorie de ''liens manqués''. Ceux-ci sont donc très différents des liens sociaux qui se basent sur des affinités ou des identifications, tout comme d'un rapport qui pourrait être dit 'entre-pareils' (entre égaux ?). Dans une perspective de destitution subjective entre pareils, il n'ya que des disparités. Cela a des conséquences sur la transmission car, en consistant en une interlocution de différences dans un registre purement signifiant, ces " liens manqueés " ont pour conséquence non pas qu'il y ait des manques dans la transmission, mas que la transmission soi essentiellement une transmission du manque. Dans ce point de vue, la transmission et le lien social peuvent être (re)vues comme ce qui garantit la dimension du désir dans son acception d'instisfaction et/ou d'impossibilité (1), où l'on peut dire que ce qui fait rapport entre des analystes est déterminé par une géographie (2) du désir qui découle d'une géographie du transfert - un transfert lié à un discours, et pas exclusivement à un 'plus un' ou à un maître. L'on peut aussi affirmer que lien social et transmisson se réfèrent à la mise en acte d'un transfert au discours analytique. C'est dans cette dimension que nous pouvons considérer nos 'rencontres', comme des 'éloignements' et nos 'convergences' comme des 'divergences', dans la mesure où ils sont des conséquences structurelles d'un nouage à partir des différences existantes entre nous. Cela implique qu'à la logique de commun, nous ayons rattachée la logique de l'un par un: nouage de ce que nous rend différents. Je mettrai fin à ces élaboration, en proposant une synthèse: Tout comme le soutien du désir de l'anlyste, le lien social entre des analystes est un exercice de castration(3). Un exercice dans ce registre-là en effet peut avoir des effets de tranmission dans, la mesure où il y a là une production de savoir(4) qui ne se prend pas pour la vérité (5), mais renvoie au non-savoir, à l'impuissance, au non-sens. Un tel renvoi s'appuie sur une logique de disparité subjective.
1. Non pas seul dans l'acception du 'désir de l'analyste' limité
á l'analyse das intension (et sa fin) ; |